Affichage des articles dont le libellé est Phtalates. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Phtalates. Afficher tous les articles

lundi 24 janvier 2011

Cri d'alerte à la pollution chimique dans les eaux de baignade

Un test des eaux de baignade a été fait par la Coordination santé environnement du Pays Basque. Les résultats des tests doivent être à peu près pareils pour toutes les eaux de baignade en France puisque les mêmes produits sont autorisés et utilisés dans tout l'hexagone.


Les prélèvements ont été envoyés à un laboratoire toulonnais, réputé pour être « indépendant des pouvoirs publics ». Celui-ci a procédé à une technique appelée spectrométrie qui détecte la présence de toutes les molécules anormalement présentes dans l'eau.



Les résultats sont plutôt inquiétants. L'eau analysée contenait, en effet, beaucoup de dérivés pétroliers, notamment de l'huile de moteur, des détergents et des émulsifiants, des métaux lourds, des hydrocarbures, des pesticides, liés à la pratique de l'agriculture intensive, et surtout des phtalates.



Produits chimiques présents dans le plastique, les cosmétiques, les boîtes de conserve, les phtalates peuvent être dangereux pour la santé. Ils sont notamment accusés d'avoir des effets néfastes sur la fertilité. « Les phtalates, tels le bisphénol, c'est le grand problème de santé publique actuelle », estime Sylvie Peres qui rend même ce type de molécules responsable de la multiplication des cancers du sein ou de la prostate.


« Les normes de baignade sont établies en fonction de ce que peut faire une station d'épuration qui est là pour enlever les bactéries d'origine fécale. Tout le monde se polarise sur la bactériologie, mais la pollution chimique n'est pas répertoriée, et elle est beaucoup plus dangereuse. »

source

vendredi 27 mars 2009

L'air pollué des crèches


L'air que respirent nos enfants dans les crèches est pollué. C'est ce que révèle une étude de l'Association Santé environnement France (ASEF)... [...]


L'association a analysé pendant une semaine l'air de neuf crèches dans toute la France (Villeneuve d'Ascq, Paris 19e, Wittenheim, Annecy, Eybens, Montpellier, Aix-en-Provence, Sophia-Antipolis et Signes). Les molécules dangereuses que sont le benzène, le formaldéhyde et les phtalates ont été mesurées, avec la société Tera environnement. Des substances qualifiées par l'observatoire de l'air intérieur comme "hautement préoccupantes". "Les résultats sont en effet préoccupants", indique Patrice Halimi, secrétaire général de l'ASEF.


Le benzène : près de deux tiers (cinq crèches sur neuf) dépassent le taux règlementaire de référence fixé par l'OMS (Organisation mondiale de la santé), de 1,7 microgrammes/m3, au-delà duquel il y a un risque pour la santé. Le benzène provient de l'air extérieur, donc de la circulation, des pigments de peinture et de vernis. Il est cancérigène chez l'homme et peut entraîner des leucémies et lymphomes chez l'enfant. La question est de savoir "où on construit les crèches", se demande M. Halimi, et de "surveiller les peintures".


Le formaldéhyde : on le retrouve dans la plupart des habitations (aggloméré, contreplaqué, tapis, peintures…). Un peu plus d'un tiers des crèches (quatre sur neuf) dépassent la valeur toxique de référence (10 microgrammes/m3 pendant un an). Ce produit est également très dangereux, puisque cancérigène, irritant puissant des muqueuses, indique l'ASEF.


Les phtalates. Ils sont présents dans les plastiques (jouets, trousses, PVC, sols, colles pour papiers…). "Ils n'ont été que peu ou pas retrouvés. Les enfants les mangent plus qu'ils ne les respirent. Il faut toutefois rester vigilant", souligne M. Halimi. "Ce qu'on fait n'est pas anodin. On a par exemple trouvé des phtalates dans une seule crèche. Ils avaient, la veille, collé papiers et cartons sur les murs", explique-t-il.


[....]



source

jeudi 29 janvier 2009

Des tee-shirts pour enfants contiennent des résidus chimiques


PARIS (AFP) — Des tee-shirts pour enfants comportent un taux élevé de phtalates, ces composants chimiques potentiellement cancérigènes, ainsi que des résidus chimiques alcalins qui peuvent entraîner des irritations, a prévenu mardi l'Institut national de la consommation (INC).


Dans une étude publiée dans son mensuel 60 millions de consommateurs à paraître jeudi, l'INC indique que sur 40 tee-shirts pour enfants testés, neuf comportaient un taux de phtalates supérieur à la nouvelle réglementation européenne REACH en vigueur depuis fin 2008, soit plus de 0,1% sur l'ensemble du vêtement.


Ces neuf tee-shirts ont été achetés en septembre chez Kiabi, Gemo, Babou, La Halle, Okaïdi, Auchan et Gap.


[...]



source



Remarquez que 9 avaient des taux supérieurs "à la norme"... ce que je comprends comme quoi les autres en avaient aussi. Le mieux c'est simplement d'éviter les t-shirts avec des décorations...

mardi 12 février 2008

Des substances toxiques flottent dans l'air de nos logements



Des substances toxiques flottent dans l'air de nos logements


PARIS (AFP) — Cosmétiques, produits ménagers, de bricolage ou de jardinage rangés dans nos placards renferment des substances toxiques qui se diffusent dans l'air ambiant des logements, nettement plus nocives que l'air extérieur, dénonce un rapport parlementaire.


Marie-Christine Blandin, sénatrice Verts, a présenté jeudi à la presse un volumineux rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, fruit d'un travail de deux ans.


Pour illustrer son propos, elle avait posé sur la table des lingettes, du gel douche, du démaquillant, de la crème de jour, ainsi que de la peinture, du dissolvant et du formol, "un cancérogène vendu en litre".


Tous ces produits, dont les notices sont à peine lisibles ou inexistantes (lingettes), diffusent dans l'air ambiant des substances particulièrement nocives pour les populations fragiles, a-t-elle souligné.


Exemple parmi d'autres, une étude de 2005 a trouvé des substances chimiques dangereuses dans le sang d'un cordon ombilical, telles que pesticides, phtalates, retardateurs de flamme bromés, provenant des moquettes, casseroles anti-adhésives, vêtements imperméables, papier peint ou vernis à ongles.


Des produits qui ne seraient pas à risque peuvent le devenir "pour des personnes sensibles ou très exposées", a insisté la sénatrice. "L'enfant qui caresse le chien qu'on a aspergé de produits anti-puces est plus à risque que l'adulte", de même que le bébé qui rampe sur le tapis, ou l'asthmatique.


"Il y a un cocktail détonnant dans la maison", affirme-t-elle, insistant notamment sur les éthers de glycol, des solvants dont il existe des dizaines de dérivés et qui sont "présents dans de larges gammes de produits de consommation courante" -peintures, vernis, produits d'entretien, produits phytosanitaires, produits cosmétiques, voire... médicaments.


Le rapport souligne encore que "chacun est conduit à respirer du formaldéhyde chez lui ou sur son lieu de travail". On trouve ce produit hautement cancérogène notamment dans la colle pour moquette ou dans un meuble constitué de panneaux de bois aggloméré.


Dans le salon, on recommande d'"exposer à l'air libre durant deux à trois semaines après leur achat" les tapis, qui contiennent notamment des composés organiques volatils. Quant à l'encens, que l'on brûle pour son odeur naturelle, il émet benzène, formaldéhyde et phtalates.


Dans l'armoire de la salle de bains, le rapport pointe les cétones, parabènes, éthers de glycol ou allergisants, cachés dans les dissolvants ou les teintures capillaires. Même tableau dans le placard du bricoleur, avec des éthers de glycol, du formaldéhyde, des cétones ou des terpènes.


Quant aux produits de jardinage, ils se donnent une image verte à bon compte sous sous le nom de "produits phytosanitaires", voire "phytopharmaceutiques".


L'ex-présidente de la région Nord-Pas de Calais se refuse néanmoins à toute "sinistrose" et estime que chacun doit se "responsabiliser".


Elle voudrait plus d'innovation de la part des entreprises pour la création d'une "chimie verte". A l'Etat, elle demande plus de "précaution", avec retrait d'un produit même si l'on n'est pas sûr des risques, davantage de fonds pour la recherche, et la publication de "valeurs guides d'émissivité".


Elle attend aussi du grand public des "gestes simples", comme ouvrir grand les fenêtres tous les jours et respecter les règles d'usage, en prêtant l'oreille aux "lanceurs d'alerte".


"Il faut que les gens comprennent qu'on est entourés de produits pas anodins", dit-elle. Selon l'Organisation mondiale de la santé, 24% des maladies sont causées par des expositions environnementales qui pourraient être évitées.

source