PARIS, 5 nov 2008 (AFP) - Un produit anti-moisissure interdit dans l’Union européenne et glissé dans des bottes, chaussures et ballerines chinoises a entraîné des réactions allergiques pouvant être importantes depuis le début du mois d’octobre, a indiqué mercredi la Direction générale de la santé (DGS).
[...] Le produit en cause, le diméthylfumarate, est le même qui celui retrouvé dans les lots de fauteuils chinois ayant causé des allergies, et retirés de la vente fin juin par Conforama. "C’est une substance qui n’est pas autorisée dans l’Union européenne en tant que produit antifongique", précise la DGS. Une centaine de prélèvements faits sur des chaussures sont en cours d’analyse sous l’égide de Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), mais les résultats ne sont pas encore disponibles, selon la DGS. [...]
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[...] Produit chimique, le BPA entre dans la fabrication du polycarbonate, un plastique rigide et de résines époxy. Beaucoup biberons, des bouteilles d'eau réutilisables, des pots à eau ou à jus, des gourdes, des articles de table et récipients qui sont en polycarbonate contiennent du BPA. Celui-ci sert également d'enduit qu'on applique en mince couche sur les parois internes des boîtes de conserve pour éviter la corrosion ou encore que les métaux dissous de contaminer les aliments.
Des doutes persistent à propos des risques potentiels pour la santé que présente le BPA. Selon les résultats de l’évaluation qu’a fait par exemple Santé Canada, «certaines études en laboratoire réalisées sur des animaux donnent à penser que l’exposition à de faibles concentrations de bisphénol A peut affecter le développement neural et le comportement lorsque les animaux d’expérience sont exposés à un stade très précoce de leur vie. Cependant, une incertitude persiste dans l’interprétation de la façon dont ces résultats pourraient s’appliquer à la santé humaine», signale l’autorité canadienne. [...]
source Ce produit est encore utilisé dans les biberons en France...
Une enquête de l'Union européenne révèle une présence de pesticides à des niveaux records dans nos fruits et légumes.
Alors que la loi Grenelle s'apprête à être votée et que les eurodéputés auront à se prononcer prochainement sur les nouvelles législations en matière de pesticides, le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) présente, quelques jours avant leur publication officielle, les nouveaux chiffres de contamination par les résidus de pesticides des aliments vendus dans l'Union européenne. Résultats... Toujours plus de végétaux pollués par des pesticides dangereux.
49,5% des fruits et légumes européens contiennent des pesticides, révèle le rapport. C'est le plus haut niveau de contamination jamais enregistré dans l'Union européenne.
Parmi cette moitié de fruits et légumes contaminés, 4,7% contiennent des pesticides à des concentrations supérieures au maximum des limites légales. 23 pesticides ont été détectés à des niveaux suffisamment élevés pour présenter un risque pour la santé publique. Cinq de ces résidus de pesticides sont classés comme cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction ou encore perturbateurs pour le système hormonal.
La France, mauvais élève
Une situation à l'échelle européenne à laquelle n'échappe pas la France. Avec 44% des échantillons contaminés, l'Hexagone fait aussi office de mauvais élève. 6% des fruits et légumes contaminés dépassent les limites maximales en résidus. Des révélations alarmantes qui poussent le MDRGF à appeler à une réduction de 50% de l'usage des pesticides.
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[...] L’acrylamide peut se révéler toxique selon la dose absorbée, son caractère dangereux est connu depuis plusieurs années. Une exposition à des quantités élevées induit des atteintes neurologiques sévères. La neurotoxicité de cette substance a été connue par le biais de fortes expositions accidentelles ou professionnelles. Aussi, des expositions faibles mais répétées et fréquentes sont tout aussi néfastes pour l’organisme. Les expérimentations réalisées sur l’animal de laboratoire ont mis en lumière le potentiel cancérigène de l’acrylamide, il est comparable à celui du benzopyrène (hydrocarbure aromatique) que l’on retrouve dans les viandes grillées, ainsi que l’uréthane présent dans les denrées fermentées.
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L’acrylamide se forme lorsque des aliments riches en sucres et en asparagine sont préparés à haute température (cuisson, friture). Au delà de 120°C, les sucres réducteurs (glucose, fructose) réagissent avec un acide aminé, l’asparagine au sein d’un ensemble de réactions complexe connu sous le nom de « réaction de Maillard ». Cet assortiment de réaction est responsable du changement de couleur des frites (brunissement) durant la friture ou de la saveur de la viande après la cuisson par exemple. En effet, ces réactions chimiques produisent un grand nombre de molécules comme des polycycliques très aromatisés. L’acrylamide est un sous produit de la réaction chimique de Maillard, réaction qui est connue depuis un siècle déjà mais sans jamais que les scientifiques ou l’industrie agroalimentaire n’aient soupçonné que ce produit puisse se retrouver à de telles concentrations dans les aliments cuits. Il est à noter que cette réaction est optimale dans des milieux pauvres en eau, ainsi, de très faibles traces d’acrylamide sont retrouvées dans les aliments bouillis.
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Le laboratoire français Novalac a rappelé aujourd'hui "par précaution" un lot de lait en poudre pour nourrissons et enfants en bas âge de marque AR Digest, vendu exclusivement en pharmacie, "suite à une suspicion de présence de salmonelle".
Le lot rappelé est le numéro 10 de la marque AR Digest en boîte de 800 grammes, portant la date limite de consommation du 18 juin 2011, a précisé le laboratoire dans un communiqué.
Les boîtes correspondant à ce lot "ne doivent pas être utilisées et doivent être retournées auprès des pharmacies", où ce lait est exclusivement distribué, a-t-il ajouté. Novalac a mis en place un numéro vert à disposition des consommateurs: 0.800.00.91.84.
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Par courrier, l'enseigne d'ameublement a informé ses clients d'un risque de réaction allergique provoqué par des canapés et des fauteuils de relaxation fabriqués en Chine. Les quelque 38.000 clients ayant acheté un canapé ou un fauteuil de relaxation venu de Chine entre mars 2006 et juin 2008 dans les magasins Conforama ont été informés par courrier d'un risque de réaction allergique, a-t-on appris jeudi 18 septembre auprès de l'enseigne d'ameublement.
Les tests réalisés par un laboratoire indépendant montrent que "le problème rencontré par plusieurs clients serait dû à la présence d'un trop grand nombre de sachets antifongiques contenant du diméthyl fumarate à l'intérieur de certains des fauteuils concernés", souligne Conforama dans un communiqué qui précise que "tous les produits potentiellement concernés" ont été retirés de la vente dès la découverte du problème.
800 produits retournés
"A ce stade, 800 produits sur les 38.000 vendus ont été retournés en magasin et ont fait l'objet d'un échange ou d'un remboursement", ajoute l'enseigne, qui dit avoir procédé à un "arrêt immédiat" de toutes ses relations commerciales avec le fournisseur, la société chinoise Linkwise.
Selon l'enseigne, le problème avait été découvert à la mi-juin, suite à un cas de réaction allergique cutanée rencontré par un client ayant acheté un fauteuil de relaxation dans un magasin de Strasbourg. source
Un groupe de scientifiques et de professionnels hospitaliers engagés en faveur du développement durable s’en prend aux mallettes cadeaux distribuées dans les maternités qui pourraient contenir, selon eux, des produits nocifs.
C’est une tradition depuis les années 1960 et l’explosion de la société de consommation en France. À la naissance d’un enfant, les maternités offrent aux jeunes parents une ou plusieurs boites-cadeaux contenant divers échantillons de produits d’usage courant : produits de toilette et soins pour la peau, couches jetables, magazines, parfois même de la lessive, et surtout… beaucoup de prospectus publicitaires.
[...] les scientifiques et les professionnels de santé regroupés au sein du Comité pour le développement durable en santé (C2DS) ont entamé une vaste campagne de presse allant beaucoup plus loin : ils s’en prennent surtout au contenu des trousses de naissance, qu’ils accusent de contenir des produits qui peuvent s’avérer néfastes pour la santé des enfants. Principaux produits visés : des cosmétiques.
En résumé, les membres du C2DS estiment que les produits distribués dans ces boîtes contiennent des ingrédients qui ne devraient pas être mis en contact avec de jeunes enfants. Ils citent principalement : les parabens, qui sont des pertubateurs endocriniens, le phénoxyéthanol, le BHT, ou encore le bisphénol A. Ce dernier a été interdit dans la fabrication des biberons au Canada, mais en juillet dernier, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) l’a jugé sans danger, dans les conditions d’utilisation actuelles. Pourtant, souligne Olivier Toma, président du C2DS : « On a de fortes présomptions pour nombre de ces produits » et « on n’arrive pas à avoir la preuve de leur innocuité. »
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